NON .. et ce malgré que le risque nul n’existe pas !  

Rappelons qu'à Tchernobyl, il y a eu une brusque augmentation de la puissance du réacteur suivie d'un gigantesque incendie libérant de grandes quantités de radioactivité.

Des différences de conception importantes entre la centrale nucléaire de Tchernobyl et les centrales nucléaires belges font qu’un événement similaire ne pourrait pas survenir en Belgique. 

Parmi ces différences principales, citons :

• les réacteurs belges sont beaucoup plus stables : en cas d’écart par rapport aux conditions normales (température, pression, débit, …) le réacteur réagit automatiquement (par phénomène physique) en diminuant sa puissance, voire en s’arrêtant complètement;

• En Belgique, le système d’arrêt d’urgence est conçu pour permettre de stopper en toutes circonstances la réaction en chaîne en moins de quelques secondes. A Tchernobyl, le système d'arrêt d'urgence, non seulement beaucoup plus lent (10 à 20 secondes),  a engendré dans les circonstances présentes au moment de l'accident une augmentation de la puissance du réacteur, ce qui a contribué à l’emballement incontrôlé de celui-ci; 

• à Tchernobyl un gros volume de graphite, matière inflammable était présent (en tant que «modérateur»*). Dans les centrales nucléaires belges, le rôle de modérateur est rempli par de l’eau (et non du graphite). 

 

(*) élément indispensable au maintien de la réaction nucléaire

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